abeilleslorsque l'orage approche et que l'air est surchargé d'électricité, on peut entendre un crépitement semblable à un bourdonnement d'abeilles. Une seule chose à faire dans ce cas : descendre le plus vite possible, et se débarrasser de tout ce qui peut attirer la foudre.
arêteligne plus ou moins prononcée marquant l'intersection de deux versants d'une montagne ou de deux parois rocheuses.
cheminéelarge fissure, plus ou moins verticale, dans le rocher ou la glace, souvent gravie en technique de ramonage (dos appuyé à la paroi, on repousse celle d'en face des pieds, mains ou genoux).
combepetite vallée ou cirque glaciaire.
corde tendueDifférentes techniques de progression existent en montagne, selon le terrain, les risques et les conditions de neige. La technique utilisée dans les passages rocheux faciles et sur les glaciers peu pentus est la technique de la corde tendue. Les différents membres de la cordée progressent à bonne distance les uns des autres (selon les conditions), la corde étant autant que possible tendue entre eux. En cas de chute, le choc encaissé sera d'autant plus faible que la corde était tendue, puisque la personne qui tombe n'aura pas eu le temps de prendre de vitesse.
cornichesurplomb de neige formé par le vent sur une arête. Les corniches présentent deux dangers : elles peuvent s'effondrer sur des grimpeurs progressant en contrebas ou céder sous le poids du grimpeur qui s'y hasarde.
couloirlarge fissure ou ravin à flanc de montagne. Comme ils canalisent les débris rocheux et les avalanches, ils peuvent se révéler dangereux.
courserien à voir avec une course de vitesse ! Une "course" en montagne désigne une ascention au sens large, qu'elle aboutisse à un sommet ou non. On parle de course de neige, de glace, de rocher, suivant le terrain concerné. Certaines sont dites mixtes, lorsque l'itinéraire comprend des portions de glacier et de rocher.
crabesmot familier qui désigne les crampons.
cramponnerutiliser les crampons.
cramponspointes métalliques que l'on attache aux chaussures afin de marcher sur la neige dure ou la glace. Les crampons s'attachent généralement avec des sangles, mais également avec des attaches rapides, semblables à celles des chaussures de ski (en plus légères…). Autrefois, les crampons comportaient 10 pointes (4 derrière et 6 devant). Depuis quelques années, on utilise des crampons à 12 pointes (deux supplémentaires devant), ce qui est utile pour les passages raides et les couloirs.
crevassela crevasse est sans doute le symbole le plus connu de la haute montagne et des glaciers. Leur largeur varie de quelques centimètres à plusieurs dizaines de mètres, de même que leur profondeur peut atteindre facilement 50 mètres, selon le glacier. On parle de crevasse ouverte lorsque, en fin de saison essentiellement, la neige s'est retirée du glacier, laissant la crevasse dans son état le plus large. A l'inverse, elle peut être pratiquement invisible en début de saison, car recouverte de ponts de neige plus ou moins solides. Il est préférable de franchir ces ponts de neige très tôt, car ils ramolissent au cours de la journée. Même si les crevasses sont un danger important en montagne, elles représentent moins de 10 % des accidents mortels.
cristallierspremiers hommes à s'aventurer dans les montagnes à la recherche de cristaux précieux, ils devinrent par la suite les premiers guides.
dévissageaction de dévisser.
dévissertomber (d'une paroi, ou dans une pente). L'expression illustre le fait que les alpinistes sont "vissés" à la paroi à l'aide de leur matériel (mousquetons, etc.).
dièdresur une paroi rocheuse abrupte, rencontre de deux plans formant un angle plus ou moins ouvert.
difficulté techniquel'échelle Welzenbach définit six degrés de difficulté technique représentés par des lettres : F : Facile PD : Peu Difficile AD : Assez Difficile D : Difficile TD : Très Difficile ED : Extrêmement Difficile Chacun de ces degrés peut être altéré par deux suffixes : sup(+) ou inf.(-), qui augmentent et diminuent respectivement la difficulté exprimée par la lettre. Ainsi, un TD sup. (ou TD+) se rapproche d'un ED, alors qu'un PD- s'apparente à un F. Avertissement : il faut être très prudent en ce qui concerne les cotations techniques des voies, bien prendre en compte l'engagement de la course, et ne pas oublier que la montagne ne se résume pas à des chiffres et des lettres…
éboulisamas de rochers et de pierres qui se forme dans les couloirs et au pied des parois. La montée de pentes d'éboulis peut être particulièrement pénible et laborieuse.
engagementLa difficulté technique ne suffit pas toujours à apprécier un itinéraire avant de se lancer dedans : à difficultés égales, on préfèrera sans doute se lancer dans une arête sud rocheuse et peu exposée aux chutes de pierres, que dans une arête de rocher pourri, plein nord, dans laquelle toute marche arrière est impossible. Apparaît ici la notion d'engagement, qui regrupe les aspects suivants : difficultés d'approche, de descente, exposition à des dangers OBJECTIFS, possibilité de retraite, altitude, fréquentation.
faire une premièreon appelle "première" la première ascention d'une voie, qu'elle mène à un sommet ou pas. On distingue aujourd'hui plusieurs types de premières : les premières en solitaire, ou en hivernale.
foehnvent de sud-ouest, chaud et humide, en provenance de la méditerrannée. En remontant vers le nord des Alpes, il déverse ses pluies.
gendarmepillier ou bloc isolé, sur une arête. Un gendarme est souvent difficile à franchir, et l'on préfèrera dans la mesure du possible, le contourner.
longueurlors de l'ascention d'une voie d'escalade, d'une paroi rocheuse ou d'une pente de neige raide, on fractionne l'itinéraire en un certain nombre de longueurs (15 à 30 mètres), qui permettent d'assurer la progression avec la longueur de corde à disposition.
moraineaccumulation de rochers et de débris déposés par les glaciers. Selon leur situation, on distingue les moraines latérales, médianes et frontales.
névémasse de neige cristalisée et durcie suite à une succession de gels et de dégels, qui subsiste souvent après le dégel printanier.
pioletoutil indispensable de tout alpiniste, le piolet se compose d'un manche, au bout de laquelle se trouve la pointe. A sa tête, qui ressemble un peu à une pioche, on trouve la panne (souvent dôtée de dents pour accorcher la glace), et la lame, utile pour tailler des marches. On trouve des piolets de toutes sortes, mais nous pouvons d'ores et déjà distinguer les piolets "traditionnels" des piolets dits "techniques", plus courts et dont la panne est souvent plus aggressive. Ces derniers sont utilisés pour les grandes courses de glace (couloirs) et les cascades de glace.
pitonun piton est une pièce de fer que l'on utilise pour assurer un passage délicat en terrain rocheux. On plante le piton à l'aide d'un marteau, dans une fissure étroite, et l'on passe ensuite un mousqueton dedans. Le piton sert de point d'assurage, ou pour descendre en rappel. Selon son utilisation, on peut éventuellement récupérer le piton après usage. Bien entendu, son utilisation nécessite une bonne connaissance et une grande confiance dans le rocher…
pitonnerplanter des pitons.
pointes avanttechnique consistant à progresser sur les pointes avant des crampons, plus horizontales que les autres. Elle permet de gravir de fortes pentes de neige ou de glace.
premier de cordéele premier de cordée est (censé être…) celui qui mène la cordée, qui a l'expérience. Il choisit l'itinéraire, et étant donné qu'il est devant, s'expose un peu plus que les autres. La corde ne l'assure pas de la même manière, puisqu'elle vient de derrière lui. A la descente, le premier de cordée devient "dernier de cordée", puisqu'il reste derrière ! Cela peut paraître surprenant, mais c'est logique puisque le premier de cordée est censé assurer la chute éventuelle d'un de ses compagnons. Ce sera d'autant plus facile que le copagnon en question ne chute pas au-dessus de lui (avec la prise de vitesse que cela entraîne) mais en-dessous (cf. progression corde tendue).
prendre un volfaire une chute en escalade. Bien entendu, la corde est là.
ramasselors d'une chute sur une pente de neige ou pour descendre une pente sans crevasses, il la technique de "ramasse" permet de freiner sa glissade en plantant la pointe de son piolet dans la neige, qui creuse ainsi une tranchée dans la neige.
rappella technique de rappel est utilisée pour descendre un passage raide de rocher (éventuellement de neige). Elle consiste à passer la corde dans un point d'assurage (anneau de sangle, champignon de glace, etc.) et à descendre sur les deux brins à l'aide d'un descendeur. Une fois au pied du rappel, on tire sur un brin pour faire descendre la corde. Remarques : Il est préférable de ne pas faire de rappel sur un seul point d'assurage (pitons par exemple...), mais sur deux. La phase de "rappel" de la corde est très importante car la corde ne doit pas se coincer. Il ne faut pas oublier qu'un grand nombre d'accidents sont dus à des rappels.
relaislors de l'asention d'une paroi rocheuse ou d'une pente de neige raide de plusieurs centaines de mètres, il est évident que l'on ne dispose pas d'une corde suffisamment longue pour assurer toute la progression d'un coup. On fractionne donc l'acention en fragments (de 15 à 30 mètres généralement), entre lesquels on pose des relais. Un relais est consituté de points d'assurage (pitons, sangles, broches), sur lesquels le premier de cordée s'attache, et assure la progression du second. Une fois le second arrivé au relais, il repart pour une nouvelle longueur jusqu'au relais suivant.
rimayecrevasse plus ou moins profonde née d'un changement de pente brutal, généralement lors de la transition entre glacier et paroi rocheuse. Les rimayes font souvent partie de l'itinéraire de la course, et peuvent rendre très difficile la progression lorsqu'elles sont trop ouvertes.
secondcelui qui n'est pas premier de cordée…
séracbloc de glace instable qui se forme dans une cascade de glace, ou aiguille de glace sculptée par le vent.
sirdarchef des sherpas lors d'une expédition
talwegligne joignant les points les plus bas du fond d'une vallée.
voieune voie est un itinéraire tracé sur un glacier et/ou une paroi rocheuse. Elle ne conduit pas forcément à un sommet, même si c'est souvent le cas. A chaque voie on associe une cotation, qui représente sa difficulté technique et son engagement.
voie normaleitinéraire le plus pratique et le plus recommandable pour atteindre un sommet. C'est généralement le plus sûr.